Le fil rouge de ma vida loca

Autour du voyage

À la sortie du bac, on se pose tous la question : quel métier ais-je envie de faire ? Que vais-je faire les « 42 » prochaines années de ma vie ?

Alors que j’avais 10 ans, mon frère me posa la question, et je lui répondis : je veux être maîtresse, coiffeuse, astronaute, fleuriste et j’en passe. Il me regarda d’un air : elle est folle ! Même encore aujourd’hui, il se souvient de cette discussion qui l’a marqué.

Déjà 10 ans et je voulais faire tous les métiers du monde. Ma multipotentialité commençait déjà à s’exprimer.

Moi, faire qu’un seul et même métier toute ma vie ? Impossible.

C’est alors que je commence des études de tourisme : je suis passionnée par les langues étrangères et les autres cultures. Ce fut deux années qui m’ouvrirent l’esprit.

Après 2 ans à parcourir le monde seule en sac à dos, pour découvrir une autre manière de vivre et de faire, j’ai eu envie de montrer aux femmes que voyager solo est à la portée de toutes. 

Top 3 articles

1/ Prof, pourquoi Medellín ?
2/ le jour où j’ai décidé de partir seule
3/ Le fil rouge de mi vida loca

À peine le BTS en poche, je décide de m’expatrier une année en Australie. Mon objectif ? Devenir Bilingue en anglais. Communiquer avec des Kangourous x). Mes professeurs anglais ne m’ont jamais donné les clefs essentielles pour m’exprimer. Frustrée, j’ai donc décidé de partir et d’apprendre par moi-même à mes risques et périls. Autant, vous dire, j’étais larguée…

Puis j’ai compris que mon confort résidait dans mon inconfort. J’existe à travers défis et difficultés. J’ai ce besoin de me surpasser et de devenir chaque jour la meilleure version de moi-même. Bien que souvent, j’ai besoin de me perdre pour m’en rendre compte.

1 an plus tard, oui, je suis bilingue ! J’ai fui tous les français sur place. Je me faisais passer pour une allemande x). J’ai résisté à mes codes culturels. Je voulais entrer en réelle immersion avec la culture australienne ! Même si je ne comprenais pas toujours tout, j’ai réussi.

Je rentre en France. Je suis plus choquée par ma propre culture que celle étrangère. Me réadapter est difficile. J’ai dû me recréer un réseau d’amis, une nouvelle vie. J’étais devenue une nouvelle Mélanie, moitié française, moitié australienne. Même les mots français me semblaient louches. Je vous parle de ça, c’était il y a 10 ans, Instagram et co n’existaient pas.

Je me remets dans le moule français. Je commence un travail dans une agence de voyages. Je parle alors anglais quasiment tous les jours, au téléphone ou bien par mail. Je traduis des documents en anglais. Je participe à de nombreux échanges linguistiques. Les langues et cultures sont toujours au cœur de ma passion.

Et puis cinq ans plus tard, je décide cette fois de partir seule. Je quitte tout : boulot, appart… et je pars pour un voyage à durée indéterminée en Amérique latine. Je baragouine quelques mots en espagnol, je pensais plutôt bien m’en sortir. Erreur… les Argentins mettent des CH partout ! CHo me CHamo (yo me llamo)(je m’appelle). On ne m’avait jamais appris ça à l’école ! Et les Colombiens des DJo me DJamo… je suis perdue !

Ce fut dur d’apprendre, surtout seule. Je ne pouvais pas exprimer qui j’étais ! J’étais éteinte.

Puis je me suis immergée deux mois dans une auberge de jeunesse à parler qu’espagnol. À faire répéter les Argentins 5 fois leurs phrases… Émotionnellement, j’en ai bavé, je vous le dis. C’est finalement avec ténacité et persévérance que je m’en sors.

Ce fut le voyage de MA VIE ! Je peux cette fois partir explorer tranquillement l’Amérique latine !

VAMOS A LA PLACHA ! (Playa).

Le hasard de la vie fait que j’atterris en Colombie. Puis un dilemme vient à moi assez rapidement : partir ou rester, il faut choisir. Le seul moyen de rester ? Avoir un visa de travail. Je cherche et je cherche en vain… Par la suite, une belle opportunité s’offre à moi : celle de devenir professeur d’anglais et français dans une école de langues réputée en Colombie.

À ce moment-là, je comprends ce fameux fil rouge de la vie… Ce petit fil qui te suit partout. Celui en accord avec tes valeurs et tes passions.

Et aujourd’hui, après deux ans d’expatriation en Amérique latine, c’est naturellement que mon projet de vie prend forme : accompagner les femmes à OSER voyager SEULE. Car je sais toute la difficulté que l’on peut ressentir à apprendre et toute la frustration qui en découle.

Mon expérience internationale, mon esprit aventurier et mes valeurs fortes que sont le respect, l’universalisme et le partage me poussent à vouloir aujourd’hui transmettre mon savoir.

Alors si tu veux de l’aide dans tes projets d’expatriation, dans un futur projet voyage, je serai ravie de t’accompagner dans ton aventure.

@Melsolotravel

Nouvelle ici ?

Et si tu commençais par ces articles-là :

Je me souviens de ce jour-là. C’était une magnifique journée, je venais de passer la journée aux chutes d’Iguaçu…

Mes étudiants me répètent sans cesse cette question. Pourquoi la Colombie, pourquoi ici ?

À la sortie du bac, on se pose tous la question : quel métier ais-je envie de faire ?